Le nom de domaine expire bientôt
Sans renouvellement, votre site et vos courriels s’arrêtent. C’est la priorité absolue.
Guide · mis à jour le 27 septembre 2026
Courriels sans réponse, téléphone qui sonne dans le vide, agence fermée : ça arrive plus souvent qu’on pense. Voici, dans l’ordre, comment protéger votre site, récupérer votre nom de domaine et vos accès, et quels recours existent au Québec.
Sans renouvellement, votre site et vos courriels s’arrêtent. C’est la priorité absolue.
Souvent un hébergement ou un domaine impayé. Vérifiez la date d’expiration du domaine d’abord.
Les courriels dépendent du nom de domaine et de ses réglages (DNS). Même priorité que le domaine.
Gênant, mais le site continue de fonctionner. Vous avez le temps de faire les choses dans l’ordre.
Peut attendre. Au pire, vous repartirez de zéro avec un nouveau compte.
Ne changez rien à la hâte. Modifier les réglages DNS ou supprimer un compte sans tout avoir en main peut couper le site ou les courriels. Faites l’inventaire d’abord.
Pour chaque élément, notez qui le détient, à quel nom, et où. Vous saurez exactement quoi demander.
Qui est le titulaire, chez quel bureau d’enregistrement, et quand il expire. Notre test gratuit affiche le bureau d’enregistrement et la date d’expiration.
Ils disent où vont le site et les courriels. Ils sont souvent gérés au même endroit que le domaine, ou chez l’hébergeur.
Qui paie la facture, et à quel nom est le compte. Notre test gratuit indique l’hébergeur probable.
Un compte à votre adresse courriel, avec tous les droits (pas seulement « éditeur »).
Les fichiers et la base de données. C’est ce qui permet à une autre agence de reprendre le site.
Le compte Google Workspace, Microsoft 365 ou autre : à quel nom, et qui en est l’administrateur.
Fiche d’établissement, Analytics, Search Console, pages Facebook et Instagram : qui en est propriétaire.
Thème, extensions, polices, applications : payés par qui, à quel nom.
Notre test gratuit lit ce que votre site montre publiquement (bureau d’enregistrement, date d’expiration, hébergeur, courriels) et vous dit quoi réclamer. Rien n’est conservé.
Lancer le testC’est la clé de tout : votre adresse web et vos courriels en dépendent. Trois situations.
Bonne nouvelle : il vous appartient. Contactez le bureau d’enregistrement avec une preuve que vous êtes le titulaire, et demandez l’accès au compte ou le code de transfert (code « EPP » ou « AuthInfo ») pour le déplacer vers un compte à votre nom.
Pour les domaines comme .com, l’ICANN oblige le bureau d’enregistrement à remettre ce code au plus tard 5 jours civils après votre demande, s’il n’offre pas d’outil pour l’obtenir vous-même. Un transfert peut être bloqué 60 jours après un changement de titulaire ou un transfert précédent.
Source : icann.orgPour le bureau d’enregistrement, le titulaire est l’agence : il ne peut pas vous le remettre sans elle. Il faut sa collaboration (un changement de titulaire), ou un recours fondé sur votre contrat et vos paiements. D’où l’importance du courriel de la section 7 et de la mise en demeure.
En attendant, surveillez la date d’expiration : si l’agence ne renouvelle pas, le domaine peut être perdu pour tout le monde.
Il n’est pas encore perdu, mais le temps compte. Seul le titulaire peut le renouveler ou le racheter, en passant par le bureau d’enregistrement.
Contactez l’hébergeur avec une preuve d’identité et de paiement : il peut vous rendre l’accès, et de là vous pourrez récupérer une copie complète et un accès administrateur au site.
L’hébergeur ne vous donnera pas l’accès. Demandez à l’agence une copie complète (fichiers et base de données) : c’est le point 3 du courriel de la section 7.
Faites une sauvegarde maintenant. Sur WordPress, l’outil d’exportation récupère au moins les textes et les pages; une extension de sauvegarde peut copier le site entier.
Vos textes et images publics sont peut-être archivés par la Wayback Machine (web.archive.org). Ce n’est pas le site lui-même, mais c’est de quoi le reconstruire ailleurs. Source : web.archive.org
Vos adresses du type vous@votre-entreprise.ca dépendent de deux choses : le nom de domaine et ses réglages DNS, et le service de courriel (Google Workspace, Microsoft 365, l’hébergeur…).
Si le service de courriel est à votre nom, vous gardez vos messages même si le site change de main. S’il est au nom de l’agence, demandez qu’on vous en transfère l’administration avant toute autre chose : c’est là que passent vos clients.
Demandez-en la propriété depuis la fiche. Le propriétaire actuel a trois jours pour répondre; sans réponse, vous pourrez peut-être la revendiquer, selon Google. Source : support.google.com
Dès que vous contrôlez le nom de domaine, vous pouvez prouver à Google qu’il est à vous, par un réglage DNS, et retrouver ces données.
Sans accès administrateur ni réponse de l’agence, le plus simple est souvent de créer un nouveau compte à votre nom. Vous perdez l’historique, pas l’avenir.
Pages Facebook et Instagram, Stripe, PayPal : vérifiez qui en est administrateur. Ces comptes devraient toujours être au nom de votre entreprise.
Précis, poli, avec une date limite. Il sert aussi de preuve si vous devez aller plus loin. Remplacez ce qui est entre crochets.
Objet : Remise des accès et des fichiers de notre site [adresse du site]
Bonjour [nom], Nous souhaitons reprendre la gestion de notre site [adresse du site]. Pourriez-vous nous remettre, d’ici le [date] : 1. Le nom de domaine [adresse] : son transfert à notre nom, ou le code de transfert et le nom du bureau d’enregistrement. 2. Un accès administrateur complet au site, à notre adresse courriel. 3. L’accès au compte d’hébergement, ou une copie complète du site (fichiers et base de données). 4. L’accès aux réglages DNS et à l’administration de nos courriels. 5. Les accès administrateur à nos comptes Google (Analytics, Search Console, fiche d’établissement) et à nos réseaux sociaux. 6. La liste des licences payées pour notre site (thème, extensions) et leurs accès. Si des sommes restent dues selon notre contrat, merci de nous en envoyer le détail. Merci de confirmer la réception de ce courriel. Cordialement, [Votre nom, entreprise, téléphone]
Gardez une copie de tout ce que vous envoyez et recevez : dates, courriels, factures, contrat. C’est votre preuve.
Le Registraire des entreprises du Québec indique si l’entreprise est toujours immatriculée, et qui l’administre. La recherche est gratuite en ligne. Source : quebec.ca
Le syndic gère les biens de l’entreprise. Écrivez-lui pour réclamer vos accès et vos fichiers, avec votre contrat et vos preuves de paiement.
Une agence fermée ne renouvelle plus rien. Surveillez la date d’expiration et contactez le bureau d’enregistrement si le domaine est à votre nom.
Informations générales, pas un avis juridique. Pour un litige important, consultez un avocat.
Une lettre qui demande à l’agence de corriger la situation dans un délai précis. Selon Québec.ca, c’est souvent la première étape pour régler un différend. Envoyez-la d’une façon qui laisse une preuve de remise : elle vous sera demandée aux petites créances.
Source : quebec.caAu-delà de 15 000 $, ou si vous avez besoin qu’un juge ordonne rapidement la remise de vos accès, parlez à un avocat.
L’auteur d’une œuvre en est le premier titulaire du droit d’auteur (art. 13(1)). Si l’œuvre est faite par un employé dans le cadre de son emploi, c’est l’employeur, sauf entente contraire (art. 13(3)). Une cession du droit d’auteur n’est valable que si elle est rédigée par écrit et signée par le titulaire (art. 13(4)).
Concrètement : l’agence qui a créé le code et le design en est au départ titulaire. Si votre contrat prévoit une cession écrite à votre entreprise, le site vous revient selon ses conditions. Sinon, la question se règle d’après votre contrat. Relisez-le, et consultez un avocat en cas de doute.
Source : laws-lois.justice.gc.caPas tant que le nom de domaine et l’hébergement sont payés. Le vrai risque, c’est l’expiration du nom de domaine ou une facture d’hébergement impayée. Vérifiez la date d’expiration du domaine en premier : notre test gratuit l’affiche en 2 minutes.
S’il est à votre nom, le bureau d’enregistrement doit vous permettre d’obtenir le code de transfert : pour les domaines comme .com, les règles de l’ICANN lui donnent au plus 5 jours civils s’il n’offre pas d’outil pour l’obtenir vous-même. S’il est au nom de l’agence, il vous faut sa collaboration, ou un recours fondé sur votre contrat.
Pas tout de suite. Un .ca passe par une période de renouvellement automatique (0 à 45 jours selon le bureau d’enregistrement), puis 30 jours de rachat, avant d’être remis en vente. Pour un .com, une période de rachat de 30 jours suit la suppression. Agissez vite : chaque jour compte, et le rachat peut coûter plus cher.
Tout dépend de votre contrat. Au Canada, la personne qui crée le code et le design est la première titulaire du droit d’auteur, et une cession n’est valable que si elle est écrite et signée (Loi sur le droit d’auteur, art. 13). Relisez votre contrat, et pour un litige important, consultez un avocat. (Ceci n’est pas un avis juridique.)
Oui si la somme réclamée est de 15 000 $ ou moins (sans les intérêts) et, pour une entreprise, si elle employait au plus 10 personnes au cours des 12 mois précédents. Vous pouvez demander qu’un bien vous soit remis en plus de la somme. Envoyez d’abord une mise en demeure et gardez la preuve de sa remise. (Ceci n’est pas un avis juridique.)
Vérifiez son statut au Registraire des entreprises du Québec. En cas de faillite, c’est le syndic qui gère ses biens : écrivez-lui pour demander vos accès et vos fichiers, avec la preuve de votre contrat et de vos paiements.
Depuis la fiche, demandez-en la propriété. Le propriétaire actuel est averti et dispose de trois jours pour répondre; sans réponse, vous pourrez peut-être la revendiquer vous-même, selon Google.
Pages lues le 27 septembre 2026. Ces règles peuvent changer : vérifiez la source avant d’agir. Ce guide donne de l’information générale, pas un avis juridique.
Guide rédigé par l’équipe AgencyVerity, Montréal. Mis à jour le 27 septembre 2026. Retour au sommaire · Tous nos guides